Ces dernières semaines, nous étions au Salvador pour rendre visite à nos producteurs partenaires à l’occasion de la nouvelle récolte.

Nous avons pu constater que la récolte est, cette année, aussi bonne que petite. En fait, cette récolte sera égale à celle de 1914 (une triste façon de fêter un centenaire…). D’après les producteurs que nous avons rencontrés, ils ont perdu entre 50% et 90% de la récolte à cause de la rouille.

Et les producteurs salvadoriens n’ont vraiment pas de chance. L’année dernière, ils ont déjà été touchés par l’anthracnose. Une maladie qui obligeait les producteurs à se précipiter un peu au moment des récoltes avant que les cerises ne pourrissent. A ce moment-là, la  rouille est arrivée au Salvador, en attaquant les feuilles. Les feuilles abîmées tomberont plus tard, ce qui aura de fortes conséquences, comme on le prévoyait, sur la récolte suivante. Pourquoi ? Tout simplement car le caféier doit choisir entre refaire des feuilles ou des cerises… en d’autres termes entre donner la vie ou la mort.

salvador maladie rouille

Un pied de café attaqué par la rouille

Pour certains producteurs, la récolte a été catastrophique, atteignant parfois des pertes proches des 90%… Pour d’autres, en plus de perdre leur récolte de l’année, leurs caféiers n’ont  pas pu résister à la rouille et ne récupéreront jamais. Il faut dire qu’au Salvador, la forêt de caféiers est souvent centenaire et les caféiers sont donc fragiles …

La photo précédente a été prise dans une petite plantation d’Apaneca, où ils ont perdu environ 80% de leur récolte et ont dû replanter environ 30% de leur plantation. La partie qui n’a pas résisté, était un bourbon ayant plus de 90 ans. Le reste de la ferme avait déjà été replantée dans les années 80-90 avec du bourbon et du pacamara. Plus jeunes, ces caféiers ont plus facilement résisté à la maladie.

Aujourd’hui, la question que se posent les producteurs est : Faut-il replanter avec des variétés résistantes à la rouille ou non ? La réponse pourrait sembler logique, mais et il ne faut surtout pas oublier, que la résistance à la rouille vient (dans la plupart du temps) du canephora (robusta). Les hybrides résistants à la rouille, sont généralement des cafés ayant des traces du robusta. Tout cela pour dire que changer des variétés présentes et parfois endémiques des différents terroirs salvadoriens, pourra être au détriment de la qualité…

salvador pépinière

Une pépinière de variétés résistantes à la maladie

Nous avons pu voir des pépinières de variétés résistantes un peu partout dans le pays. Le catimor et ses hybrides (Sarchimor, Lempira, etc) sont parmi les plus vendus… et nous avons même vu de nouvelles parcelles replantées avec ces variétés.

En discutant avec un de nos partenaires, Mauricio, nous avons appris qu’il suivra le chemin de la qualité. Cela veut dire qu’il deviendra un résistant de la non-résistance ! Comme il nous l’a dit, « le temps nous dira qui avait raison… ».

Merci à nos partenaires et amis de Cuatro M (Emilio, Michae & Dana), Divisadero (Mauricio & El Tony) et à la Coopérative Cuzcachapa (Fernando, Roque, Rafael & Humberto) pour leur accueil, comme toujours : aussi bon que leur café !

Nous sommes sincèrement très contents de pouvoir travailler avec vous, de faire de notre partenariat, un partenariat plus étroit récolte après récolte et surtout d’avoir votre confiance pour être des ambassadeurs de votre travail en Europe !

Belco au salvador

Tous nos cafés du Salvador ont bien embarqué, ils seront disponibles vers mi-mai. Plus de 3 régions du production, différentes plantations et méthodes de transformation… n’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations !

angel et son père

Angel & Alexandre

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